Au travail, ne vous forcez pas à sourire…

Une étude américaine souligne les effets néfastes des expressions hypocrites sur la santé et l’efficacité des salariés.

Vous vous êtes levé du pied gauche, mais cherchez à dissimuler vos états d’âme derrière un masque de bonne humeur ? Vous n’adoptez pas nécessairement la bonne stratégie. Selon les conclusions d’une étude américaine, les sourires forcés seraient nuisibles à la santé des personnes intéressées, de même qu’à à leur productivité. Cette enquête menée auprès de conducteurs de bus montre que ceux qui se contraignent à être aimables voient leur humeur peu à peu se détériorer en même temps qu’ils tendent à se désinvestir de leur tâche.

«Toutes les émotions ont un rôle fonctionnel. Elles servent à optimiser le bien-être du corps, à le réguler, explique Christophe Haag, professeur de ressources humaines à l’EM Lyon et auteur de Génération QE (pour «quotien émotionnel»). Un salarié qui nie ses émotions s’expose à les voir s’exprimer d’une autre façon : insomnie, mal de dos, manque de concentration… Comme un sportif, un salarié doit être à l’écoute de son corps et agir pour remédier à ce qui le perturbe».

Certaines professions nécessitent de la part des individus à composer avec leurs émotions (vendeur, steward ou hôtesse de l’air, médecin,…), le salarié doit en être conscient et s’y entraîner. Pour ne pas friser le “burn-out”, il faut se connaître et se reposer quand la fatigue se fait sentir.

Alors, soyons donc honnête et assumons nos émotions…

Source : www.lefigaro.fr (24/02/11)