La ville de Paris et la Région Bretagne dispose désormais de leur propre extension internet

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Après plusieurs années de lobbying et d’attente, la Bretagne et Paris deviennent respectivement première région et première ville de France (1) à disposer de leur propre extension internet : “.bzh” et “.paris”. L’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), vient en effet de confirmer la création d’un premier train de 200 Generic Top Level Domains (gTLD) dont celui de ces deux collectivités territoriales françaises qui vont ainsi profiter pleinement de cette nouvelle forme de “territorialisation” de l’internet. Rappelons que trois autres régions, la Corse, l’Aquitaine et l’Alsace attendent également un feu vert pour développer ce qu’ils considèrent comme l’un des éléments stratégiques de leur “patrimoine immatériel”. Ces extensions sont en effet de véritables “marqueurs” identitaires. Certaines collectivités comme la Corse (.corsica) y voient le moyen d’amplifier leur présence culturelle et touristique sur le net et de réunir une diaspora éparpillée sur tous les continents. D’autres, comme Paris, lui accordent une dimension plus universelle et souhaitent s’adresser à la fois “à tous les amoureux de la ville” et “à tous les acteurs économiques” désireux d’associer leur image à celle de la capitale.
Concrètement, les premiers sites web devraient être lancés avant la fin de l’année pour un service complètement opérationnel prévu à Paris, dès le premier semestre 2014.

La Ville de Paris prévoit d’identifier et de démarcher les grandes entreprises internationales installées sur le territoire, de s’adresser par le biais d’appels à projets à des candidats à la gestion de domaines génériques comme “taxi.paris” et enfin de sélectionner 500 particuliers volontaires qui recevront gratuitement le domaine”.paris” pour un an.

A noter qu’au delà de l’aspect développement du patrimoine immatériel, cette territorialisation de l’internet permettra de générer des revenus directs pour la collectivité.

Ces initiatives ont un coût :mobilisation de compétences sur 10 ans pour la Région Bretagne et 8 ans pour la ville de Paris et plusieurs centaines de milliers d’euros déboursés (lobbying, promotion, dépôt de dossier à l’Icann).

Ces domaines ne sont pas visibles pour le moment, les deux collectivités devant encore passer des tests techniques de sécurité et signer le contrat de registre les liant à l’Icann.

Cette pratique va t-elle se généraliser? Affaire à suivre….