Management : Le N+1 n'a pas toujours raison [lettreducadre.fr]

Contrairement au  » règlement  » d’établissement bien connu, qui stipule à son article 1 que « Le chef a toujours raison » et à son article 2 que « Même lorsque le chef a tort, l’article 11 s’applique »… nombreuses sont les situations qui n’ont pu être débloquées que grâce à l’humilité d’un responsable prenant conscience que son point de vue ou son attitude, qui lui avaient pourtant semblé évidents sur le moment, étaient en réalité inappropriés.

Cet article paru sur la lettre du cadre met en évidence les difficultés que peuvent rencontrer un manager et que celui-ci n’a pas toujours raison.

Les conseils qui sont apportés par Jean-Luc MERMET (Membre fondateur de l’Institut ESPERE International, formateur en relations humaines, fondateur et directeur du centre de formation Reliance) :

À FAIRE : Laisser la nuit porter conseil
En cas de réaction émotionnelle (colère, tristesse, peur), toujours laisser passer une nuit avant toute décision ou tout message à envoyer aux personnes concernées ; en effet les processus inconscients sont plus actifs la nuit lorsque le conscient est au repos, et nécessitent parfois un temps d’élaboration pour se mettre en place. Ainsi le repos nocturne permet-il souvent de faire remonter de l’inconscient au conscient – « prendre conscience » au sens propre du terme – les mécanismes inconscients qui se sont joués « à vif » et ont conduit à la réaction émotionnelle.

À ÉVITER : Croire en une seule vision
– Éviter de m’imaginer qu’il existe une vision objective d’une situation… Et que c’est moi qui la détiens !
– Et éviter de croire que mes collaborateurs portent sur ce qu’il se passe le même regard que moi, comme si nos histoires de vie récentes ou anciennes ne venaient pas interférer pour filtrer notre vision des choses.

 

 

Conclusion :
Même si une décision semble être la meilleure face à une situation, le plus important n’est pas la solution elle même mais la façon de faire appliquer la solution 😉

 

Source : la lettre du cadre (14/04/2015) par Jean-Luc MERMET