Le lâcher prise, on essaye ?

Lorsque nous sommes confrontés à une difficulté, un conflit, on nous parle souvent de lâcher prise. Mais c’est quoi exactement le lâcher prise ?

  • Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent, c’est accepter que l’on ne peut pas agir à la place de quelqu’un d’autre…
  • Lâcher prise, ce n’est pas être passif, c’est tirer les conséquences liées à un évènement
  • Lâcher prise, ce n’est pas blâmer, juger ou vouloir changer les autres, c’est donner le meilleur de soi même et donner le droit à l’autre d’être soi même
  • Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres, c’est se sentir concerné par eux
  • Lâcher prise, ce n’est pas chercher à s’occuper de tout ce qui arrive, c’est laisser chacun gérer son propre destin
  • Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres, c’est leur permettre d’affronter la réalité
  • Lâcher prise, ce n’est pas de rejeter, c’est d’accepter
  • Lâcher prise, ce n’est pas gronder, sermonner, c’est encourager et tenter de décler ses propres faiblesses pour s’en séparer
  • Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé, c’est vivre et grandir pour l’avenir

Lâcher prise, c’est accepter de changer son regard, son interprétation

Tout au long de notre vie, nous développons des croyances, des habitudes, des craintes diverses : il s’agit de l’obstacle le plus important du lâcher prise. Ces croyances nous viennent des messages que nous recevons de la part de ceux qui nous entourent (les drivers). Elles se renforcent en nous au fur et à mesure des années car nous avons tendance à sélectionner dans notre environnement ce qui permet de les confirmer.

Un autre obstacle du lâcher prise réside dans la co-dépendance : à force de nous préoccuper par ce qui est à l’extérieur de nous, nous oublions ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes : nos émotions, nos décisions, nos choix, nos expériences, nos intuitions, … Être co-dépendant, c’est tenter de « sauver », « réparer » les autres avant de prendre soin de soi, tenter de prendre la responsabilité des pensées des autres, de leurs émotions et de leurs comportements pour se donner à soi même une sécurité, une acceptation et une estime de soi.

De la même manière, les buts que nous nous fixons nous mêmes sont un obstacle. Les buts sont importants car ils donnent une direction, une motivation à nos efforts : le problème, c’est l’attachement qu’on leur donne. Ils peuvent devenir si importants dans nos vies que lorsque nous devons renoncer à les atteindre pour une raison ou pour une autre, nous n’arrivons pas à lâcher prise. Tenir à la réalisation de ses buts plus qu’à tout le reste rend fragile. « Il existe deux dangers majeurs dans le monde du travail : ne pas croire à ce que l’on fait ou trop y croire« .

Alors, comment lâcher prise ? voilà quelques conseils :

1- Identifiez vos croyances, vos habitudes, vos craintes : faites le test pour identifier vos drivers. Puis, avec beaucoup de patience, donnez vous de nouvelles permissions, de tenter ce qui ne semblait pas possible, …

2- Acceptez que la responsabilité de sa propre vie et de son propre bonheur ne dépend que de soi même : soyez le changement que vous voulez voir

3- Autorisez vous à vivre vraiment, à prendre le risque de vous exprimer, d’agir, de réussir, d’avoir du plaisir

4- Soyez ouvert au fait que vous devrez peut être modifier vos buts, y renoncer ou en changer sans culpabiliser, sans vous en vouloir

5- Changez votre regard sur la situation : acceptez que rien au monde ne nous rend malheureux, ni un évènement, ni une situation, ni une personne : c’est nous mêmes, à cause de nos attentes et de nos illusions qui nous rendons malheureux