A chaque ambition son niveau de pilotage

Il est courant de confondre reporting et pilotage. Ces deux activités différent en termes d’enjeux, de besoins et de prérequis. Alors entre reporting, pilotage opérationnel, pilotage de la performance et pilotage stratégique, difficile de s’y retrouver !

Tour d’horizon des différents niveaux de pilotage en place au sein des organisations 😉

 

Niveau 1 : le reporting ou suivi d’exécution

C’est un système de diagnostic qui permet de faire une photographie de l’exécution des activités à un instant T. C’est une aide à la prise de décision des activités en cours. Par exemple, renforcer une équipe pour pallier à une absence, …

Niveau 2 : le pilotage opérationnel 

A ce niveau, il s’agit de reporter l’indispensable.
Cette démarche concerne uniquement le passé et le présent et est le plus souvent mono domaine et ne prend pas en compte les interactions entre l’élément étudié et les autres facteurs. Elle laisse une place importante à l’explication de données unitaires.

Il n’y a pas de prérequis particulier, si ce n’est la qualité des données des systèmes sources. On procède le plus souvent à partir d’extractions des systèmes d’informations existants retravaillées dans Excel. Toute manipulation de données et tout changement d’indicateurs deviennent alors très chronophages.

Niveau 3 : le pilotage de la performance

Le pilotage de la performance permet de servir la stratégie globale de l’organisation à travers l’une des stratégies thématiques à mettre en œuvre (finances, RH, commercial,…).

Deux points majeurs distinguent ce niveau de pilotage du précédent :
– Les indicateurs, outils d’aide à la décision au service d’une stratégie donnée, vont couvrir plusieurs domaines
– Les reporting sur les processus clés s’ajoutent aux précédents.

Ici, le pilotage s’appuie toujours sur le passé et le présent, mais il s’agit de fournir une analyse globale des tendances sur la base d’indicateurs touchant plusieurs domaines. On est davantage dans un pilotage de la performance.

Cela implique la mise en œuvre d’un système d’informations permettant de gérer les processus clés, l’harmonisation des processus au sein de l’organisation devenant une étape décisive pour un benchmark interne. Outre la nécessaire qualité des données, un travail sur les référentiels s’avère indispensable. Une démarche de conduite du changement s’impose. Le recours à Excel devient alors obsolète.

Niveau 4 : le pilotage stratégique

Le pilotage stratégique permet de mettre en place une vision stratégique de l’organisation sur le long terme, de tester divers scénarios d’évolution et de réaliser un suivi régulier des performances de l’entreprise et des ressources.

Aligner au mieux l’ensemble des moyens (ressources de conception et de production, forces commerciales, investissements, services de support, …) sur les objectifs (ex: introduction de nouveaux produits, fidélisation des clients, …) tout en intégrant les aléas et difficultés qui pourraient contrarier le bon déroulement des projets d’évolution.

Ici, les indicateurs sont analysés au regard des prévisions et des objectifs (cible à 5 ans), mais également des benchmarks internes ou externes. Ce niveau de pilotage concerne le passé, le présent, mais surtout le futur.

Il comprend la projection de tendances ou de modèles statistiques. Il s’agit de dashboard ou scorecard appliqués au pilotage stratégique. La démarche implique une animation régulière pour garantir la mise en place et le suivi des plans d’action lorsque des seuils sont dépassés ou non atteints.