/ août 2, 2018/ Coaching/ 0 comments

Un jeune moine zen vient d’entrer au monastère, il est guidé vers la pièce où se trouve le Roshi (maître zen) qui l’attend calme et posé, assis sur son « trône ». Le jeune moine se prosterne en signe de respect et, de manière inattendue, le Roshi se lève et invite le jeune moine à s’asseoir à sa place.Très gêné, le novice ne sait quoi dire et balbutie : « mais comment puis-je me mettre à votre place, je ne la mérite pas encore ? »

D’un simple regard, le maître lui fait comprendre de s’asseoir enfin puis, sans mot dire, se retire dans l’arrière-salle. Quelques secondes après il revient avec une bassine remplie d’eau tiède et une éponge et s’agenouille au pied du disciple pour lui laver les pieds. Le malaise du jeune est à son comble et s’esclaffe : « pardonnez-moi, mais je ne peux accepter pareille situation, c’est gênant … »

A peine a-t-il terminé sa phrase que le Roshi lève les yeux et lui dit :”quel orgueil, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », dit le maitre zen.

Vous n’avez pas moins de valeur lorsque vous êtes en bas et vous n’en avez pas plus parce que vous êtes en haut. C‘est le regard que vous posez sur vous qui détermine votre valeur et non la place que vous occupez.

Une personne qui a suffisamment confiance en elle, et donc qui  a une claire conscience de sa vraie nature, ne se sentira jamais moindre dans une situation en apparence « basse ».

Le maitre zen dit aussi : « servir et être servis sont les deux plis d’un même vêtement ». Vous avez de la valeur indépendamment des circonstances dans lesquelles vous vous trouvez. Cela s’entend avant tout pour vous-même, ne vous jugez pas, apprenez simplement de vos erreurs et la paix vous sera acquise.